Glossaire

  • Abattant
    Abattant partie avant d'un secrétaire qu'on peut abaisser pour en faire une surface de travail; ce terme est aussi utilisé parfois pour désigner le dessus d'un coffre ou les parties mobiles d'une table qui permettent d'en agrandir la surface (aussi appelés volets).
  • About
    About bout d'une pièce qui a été façonné en vue d'un assemblage avec une autre pièce.
  • Abouter
    Abouter réunir deux pièces de bois par un assemblage bout à bout.
  • Abrasif
    Abrasif poudre de silice ou autres matières, généralement fixée sur un support de papier ou de toile et qui sert à polir par frottement.
  • Acajou
    Description : Bois parfait : de rose à brun - rouge clair. Aubier : blanc crème jaunâtre Grain : moyen
    Répartition géographique : Afrique : côte d'ivoire, Gabon, Cameroun, Nigeria
    Emploi : mobilier et décoration
    Alisier torminal
    Sorbus torminalis
    Bois indigène feuillu
    Autres noms : Allouchier, aigrelier, elsbeere (All.), wild service tree (Ang.)
    Répartition géographique : Europe centrale et méridionale. Présent dans toute la France.
    Description : Bois parfait : rougeâtre terne et uniforme. Aubier non distinct. Cernes plus ou moins apparents.
    Masse volumique : 800 à 900 kg/m3
    Durabilité naturelle : Bois assez durable.
    Emplois : Tournerie, placage, usages techniques (pièces de pianos,...)
    Observations : Contrairement à l'alisier blanc (Sorbus aria), l'aubier est non distinct.
  • Acanthe
    Acanthe Motif ornemental de sculpture ayant comme origine la plante du même nom.
  • Accotoir
    Accotoir saillie ou partie supérieure du dossier d'un siège qui sert à appuyer le côté.
  • Accoudoir
    Accoudoir élément d'un meuble qui sert à supporter les coudes (prie dieu )dans une position d'appui de face.
  • Adam Robert
    Adam Robert Architecte et styliste écossais qui a marqué le mouvement néo-classique dans l'architecture d'intérieur britannique
  • Adent
    Adent assemblage de deux pièces de bois qui se fait à l'aide d'entailles sur les surfaces des pièces qui entrent en contact.
  • Affiloir
    Affiloir outil fait d'une pièce d'acier trempé triangulaire qui sert à affiler les racloirs.
  • Affleurer
    Affleurer mettre au même niveau les deux parements d'un assemblage.
  • Aggloméré
    Aggloméré bois reconstitué fait de copeaux encollés et pressés pour en faire un panneau.
  • Ais
    Ais (nom ancien) désigne une planche mince.
  • Alaise
    Alaise ou alèse latte servant à élargir un panneau ou à masquer un chant.
  • Alcôve
    Alcôve renfoncement dans un mur destiné à recevoir un lit.
  • Allonge
    Allonge partie(s) mobile(s) d'une table utilisée pour augmenter sa sur face utile
  • Allonge à l'italienne
    Allonge à l'italienne partie mobile sur glissières d'une table, positionner sous le plateau en position fermée, et en bout du plateau en position ouverte, généralement fini comme le reste de la table dont elle fait partie intégrante
  • Amboine
    Amboine bois tropical souvent employé sous forme de placage de loupe, très utilisé sous Charles x
  • Âme
    Âme partie intérieure d'un panneau plaqué; poétiquement, (amour que l'artisan transmet au meuble qu'il fabrique et qui va se transmettre à ceux qui vont l'utiliser) petite pièce de bois qui joint la table et le dos d'un instrument à cordes.
  • Ameublement
    Ameublement ensemble des divers éléments décoratifs qui composent le mobilier d'une pièce d'habitation
  • Ancien
    Ancien tout meuble ou objet faisant partie d'un style ou représentant une période, une culture, un mode de vie passé.
  • Aniline
    Aniline amine cyclique dérivé du benzène, à la base de nombreux colorant synthétique
  • Anneau
    Anneau pièce de quincaillerie, fixée à une partie mobile d'un meuble par une attache pour en faciliter le mouvement tout en gardant un aspect décoratif.
  • Anse de panier
    Anse de panier en géométrie, cintre surbaissé formé par un demi-ovale ou une demi-ellipse prise sur son grand axe.
  • Antiquaire
    Antiquaire commerçant, négociant en meubles et objets anciens.
  • Antiquité
    Antiquité se dit des civilisations antérieures au christianisme; ce mot qualifie aujourd'hui le commerce des objets et meubles anciens.
  • Aplomb
    Aplomb ligne verticale, perpendiculaire à l'horizon (d'équerre à la ligne de niveau).
  • Appliqué
    Appliqué élément décoratif de bois sculpté, estampillé. De métal décoré ou non, fixée sur un meuble.
  • Appui
    Appui soutien; hauteur d'appui, lambris d'appui, dont la hauteur ne dépasse pas l,20 mètre; ( quatre pieds ) pièce d'appui, traverse du bas d'un bâti; tablette d'appui, tablette posée à hauteur d'appui.
  • Appui tête
    Appui tête partie d'un dossier de siège, pouvant être amovible, servant de soutien pour la tête de la personne assise.
  • Arabesques
    Arabesques ornements composés de figures géométriques (réseaux de losanges), de motifs végétaux stylisés le plus souvent (guirlandes de fleurs, volutes palmettes….) il n'y a pas de personnages. Elles doivent leur nom aux arabes qui les employèrent pour orner leurs édifices.
  • Arasement
    Arasement surface délimitant l'extrémité d'une traverse et donnant naissance à un tenon.
  • Araser
    Araser une traverse ou un montant, couper de longueur ou de largeur pour joindre avec une autre partie.
  • Arbalète
    Arbalète se dit d'une façade de meuble découpée dans son épaisseur en deux formes de doucine opposées
  • Arête
    Arête angle saillant formé par deux faces.
  • Arêtier
    Arêtier pièce de bois placée au sommet de l'angle des deux côtés inclinés d'un comble.
  • Armoire
    Armoire meuble de rangement à deux ou quatre portes, la pièce maîtresse dans la maison ancienne. Ce meubles à remplacé le coffre dans sa fonction de rangement de linge
  • Arrêt
    Arrêt dispositif permettant de limiter le déplacement d'une pièce mobile.
  • Arrêt (de moulure)
    Arrêt (de moulure) pour évoquer la finition de l'extrémité d'une moulure faite à la machine, sur une colonne de pieds par exemple, qui s'exécute à la main, souvent par le sculpteur.
  • Arrière-voussure
    Arrière-voussure voûte qui couronne l'embrasure d'une porte ou d'une fenêtre.
  • Art déco 1910-1930
    Style. Formes géométriques, lignes brisées, volumes simples. Bois exotiques : acajou de Cuba, bois de violette ou d'amarante, loupe d'amboine, macassar, palissandre de Rio, ébène, citronnier, ambroise clair, sycomore, palmier keekkood (Follot, Dufrêne). Marqueteries : ivoire, nacre, écaille, argent, plaques ou médaillons sculptés (Ruhlmann). Galuchat peau de squale teintée : Jean-Claude Galuchat († 1774) en lança la mode pour la maroquinerie. La chambre de Napoléon III aux Tuileries en était tendue gainant meubles et panneaux (Ruhlmann, Groult, Chateau). Cuir, daim, étoffes à motifs géométriques sur les sièges. Motifs floraux stylisés (influence du cubisme). Accessoires : boutons, anneaux, filets d'ivoire, de bronze. Laques (artistes) : Maurice Jallot, Paul Follot, Michel Dufet, Jean Dunand, André Marc et Louis Süe, Jean Puiforcat, Cartier. Bronzes dorés, cuivres et argent (poignées, serrures).

    DIM (Décoration intérieure moderne). Fondé 1919 par René Joubert († 1931) et Georges Mouveau. Dominique : fondée 1922 par André Domin (1883-1962) et Marcel Genevrière (1885-1967). Boutiques Arts déco dans les grands magasins : Primavera (créée 1912) au Printemps (Mme Chauchet-Guilleré, Louis Sognot) ; La Maîtrise (créée 1922) aux Galeries Lafayette (Maurice Dufrêne) ; Pomone (créée 1922, Paul Follot) et Studium Louvre (créée 1923, Étienne Kohlmann, directeur jusqu'en 1937) aux magasins du Louvre.

    Meubles en fibre de papier tissé : inventés 1917 par Marshall B. Lloyd et fabriqués industriellement. Plus de 1 000 modèles.

    Principaux artistes et décorateurs. Adler (Rose, 1892-1969). Adnet (Jacques, 1900-84). Arbus (André, 1903-69) commode 170 ; enfilade en sycomore 78 (1992). Bagge (Éric, 1890-1978). Bouchet (Léon-Émile, 1880-1940). Brandt (Edgar, 1880-1960). Bugatti (Carlo, 1856-1940) 2 chaises 410 ; console 320 (1997) ; sellette 18 (1995) ; tabouret 19 (1994). Chanaux (Adolphe, 1887-1965, avec Frank) armoire 620 (1996) ; commode 25 à 200, galuchat 1 650 (1995) ; fauteuils (paire) 160 ; meuble d'appui 54 à 310 ; tabouret galuchat 107 (1984). Chareau (Pierre, 1883-1950) bureau 160,7 ; " constructiviste " 1 800 (1993) ; plat 1 162 (1995) ; canapé 703 (1995) ; coiffeuse gainée 664 (1993) ; fauteuils (paire) 450 ; lampadaire (158 cm, fer forgé) 785,8 (1995) ; meubleà table pivotante 398,5 (1993) ; salon osier 52 ; secrétaire 70 ; tabouret 25 à 81 (1994) ; table 25 à 125 (1994). Coard (Marcel, 1889-1975) bureau 22 ; canapé gondole 150 ; table 12. Dominique (André Domin, 1883-1962) bureau 43,5 ; cabinet loupe 60,1 ; meuble d'entre-deux 135. Dufet (Michel, 1888-1985). Dufrêne (Maurice, 1876-1955). Dunand (Jean, origine suisse, 1877-1942) bahut 155 ; bibliothèque (avec B. Lacroix) 439 (1984) ; boiserie d'un fumoir 2 000 (1997) ; bureau 786 ; commode 153 (1980) ; divan 850 (1997) ; lit 140 ; meuble laque 180 ; panneau laqué 340 (1984) ; paravent 510 ; table 31 à 112, basse 855 (1987) ; à jeu avec 4 fauteuils emboîtables 4 129 (except., 1984) ; ses fils Bernard (1908), Pierre (1914-96). Du Plantier (Marc, 1901-75) console fer doré, marbre 565 (1999). Dupré-Lafon (Paul, 1900-71) salon-salle à manger 483 (1994). Feure (Georges de, 1868-1943) sièges laqués (4) 505. Follot (Paul, 1877-1941). Frank (Jean-Michel, 1893-1941) bureau 850 ; coiffeuse 7 ; enfilade 880 (1997) ; guéridon (petit) 200 (1991) ; lampe 11 ; lit 30 ; meuble d'appui 825 (1996) ; table 500 (1989), basse 20 à 60, chevet 55. Gabriel (René, 1890-1950). Gray (Eileen, Irl., 1879-1976) canapé 1 200 (1997) ; commode 70 ; paravent 110 à 170 ; table 1 160 (1992) ; transat 315. Groult (André, 1884-1967) bureau galuchat (avec Chanaux) 388 (1984) ; bergère 83 à 257 (1984) ; chevet tambour tournant 1 200 (1999) ; commode galuchat (avec Chanaux) 1 217 (1984) ; meuble anthropomorphe 2 800 (1994) ; tabouret de piano 320 (1994). Giacometti (Alberto et Diego) lampe en plâtre 621 (1999). Guenot (Albert, 1894-?). Herbst (René, 1891-1982). Iribe (Paul Iribarnegaray, 1883-1935) commode 476 (1995). Jallot (Léon-Albert, 1874-1967) lit 30 ; meuble 118. Jourdain (Francis, 1876-1958). Kiss (Paul, 1886-1962) table salle à manger fer forgé marbre 330,4. Kohlmann (Étienne, 1903-88). Lahalle (Pierre, 1877-1956). Le Corbusier (Édouard Jeanneret-Gris, dit, 1887-1965) bureau 22 ; chaise longue (avec Thonet) 5 à 148 ; fauteuils (paire) 9 à 32. Legrain (Pierre, 1889-1929) cabinet 1 400 (1998) ; fauteuils (paire) 1 650 (1998) ; trône 670 (1996 ; en 1977 : 25) ; bureau 345 (1984). Leleu (Jules, 1883-1961) buffet 51 ; bibliothèque basse en U 1 560 (1997) ; bureau 22 à 60 ; coiffeuse galuchat 104 ; commode 30 à 225 ; guéridon 8 ; lit 32 ; meuble plaqué écaille tortue 230 à 470 (1993) ; siège curule 22. Lucet (Maurice, 1877-1941). Majorelle (Louis, 1859-1926). Mare (André, 1885-1932). Mallet-Stevens (Robert, 1886-1945). Mère (Clément, 1861- ?) commode 80 et plus. Mergier lit de repos 19. Mollino chaises (paire) 60. Montagnac (Paul, 1883-1961). Muthesius (Eckart, 1909) fauteuils (paire) 180 ; secrétaire à vitrine 46. Perriand (Charlotte, 1903). Petit (Pierre, 1900-69). Poillerat console fer forgé 275 (1994). Printz (Eugène, 1889-1948) bahut 470, except. 1 450 (1992) ; bureau plaqué 175 à 467 ; commode 85 ; ensemble 100 ; fauteuil (paire) 17 à 70 ; guéridon 25,5 ; tables à partir de 16. Prou (René, 1899-1947). G. Pulitzer cabinet 220. Pumet (Charles, 1861-1928). Rapin (Henri, 1873-1939). Rateau (Armand-Albert, 1882-1938) barre d'applique bronze 138 (1991) ; commode 3 300 (except., 1994) ; table toilette 2 200 (1998) ; lustre bois doré 58 (1991). Rousseau (Clément, 1872-1950) armoires (paire) bois de Macassar 333 ; barbière 265 ; guéridon 300 ; meuble d'appui 200 à 418 ; sièges (2) 260 (1999) ; table ébène 26 à 70 ; meubles (2, plaqués de galuchat) 1 850. Roux-Spitz (Michel, 1888-1957). Ruhlmann (Jacques-Émile. 1879-1933) armoire 121 ; bergères (paire) 1 600 (1989) ; bureau 350 (1997) ; " Bloch " 2 770 (1999) ; cabinet 832 ; canapé 950 (1989) ; meuble triplan 1 250 (1997) ; chaises 2 à 11 (série de 6) 950 ; chiffonnier 460 (1999) ; coiffeuse except. 1 500 (1989) ; commode 832 (1995) ; encoignure 776 (1996) ; fauteuil 3, club 200, 1 220 (paire " cathédrale ", 1997) ; guéridon loupe d'amboine 4 ; lit 820 (" corbeille ", 1991) ; meuble"à fard " 500 (1992) ; " du collectionneur " 1 632 (1989) ; salle à manger 550 (1994) ; secrétaire cylindrique 1 300 (1989) ; tables (paire) 800 (1999). Selmersheim (Tony, 1869-1941). Sognot (Louis, 1892-1970) et Charlotte Alix fauteuil 31 ; lit 560. Sorel (Louis, 1867-1933) depuis 80. Subes (Raymond, 1893-1970). Süe (Louis, 1875-1968) et Mare bar noyer 270 ; bureau de dame et chaise 887 (1995) ; salon (4 bergères, 2 poufs, 1 canapé) 1 082 (1994) ; secrétaire 90 ; table basse 135.

  • Asperge
    Asperge ornements parfois fixés à la base des cannelures
  • Assemblage
    La position des pièces dans un ouvrage détermine la nature de l'assemblage à employer. S'il s'agit d'un bâti, les pièces qui le composent sont réunies le plus souvent par des tenons et des mortaises.
    Le tenon ordinaire a deux arasements et son épaisseur est égale en principe au tiers de l'épaisseur du bois employé. Si le montant qui reçoit la mortaise est plus épais que la traverse, l'assemblage peut être renforcé, en augmentant la joue extérieure de la mortaise et l'épaisseur du tenon; dans ce cas le tenon est « déporté ». Pour masquer l'assemblage exécuté à l'extrémité d'un bâti on utilise un « épaulement » variant entre 8 et 15 mm de largeur.

    Le double tenon utilisé pour assembler les traverses de forte épaisseur, s'applique aux traverses larges et relativement minces. Quelle que soit la position de la traverse, la longueur des mortaises est toujours parallèle à la direction des fibres, et l'épaisseur de la joue extérieure dans les travaux courants est rarement inférieure à 8 mm.
    Le tenon bâtard est employé pour assembler à fleur sur une face deux pièces d'inégale épaisseur. C'est pour donner plus de résistance à la joue extérieure que le tenon n'a qu'un arasement, égal à son épaisseur. Cette solution est valable lorsque l'écart entre les deux pièces est suffisant pour constituer la joue postérieure de la mortaise.
    Le tenon à vif n'a pas d'arasement, il peut être limité en longueur par des épaulements
    Le flottage est la partie de l'assemblage parallèle à la longueur du tenon, qui recouvre partiellement ou complètement la joue de la mortaise. Il peut être à fleur ou en saillie sur le bâti.

    L'assemblage à enfourchement présente l'inconvénient d'être apparent sur les chants. Traversant toute la largeur du montant, la mortaise ne comporte pas d'épaulement.
  • Assemblage
    Assemblage union de plusieurs objets ou de plusieurs parties, assemblage à tenon et mortaise. à rainure et languette, etc.
  • Assemblage à queue d'aronde
    L'assemblage à queues d'aronde est employé généralement pour réunir des pièces larges et peu épaisses.
    Par sa forme trapézoïdale la queue d'aronde s'oppose à la séparation des pièces soumises à une traction extérieure. On désigne par queue d'aronde la cavité ou la contrepartie du trapèze dont la grande base se situe dans l'ouvrage invariablement vers l'extérieur, et par tenon ou inter-queue le petit trapèze qui constitue l'intervalle entre deux queues.
    Lorsque cet assemblage est exécuté à la machine, les queues et les inter-queues ont la même proportion. Pour résister à la pression de la contre partie au moment du montage on fait des joues de 4 ou 5 mm dans les devantures de tiroir, tandis que les inter-queues n'ont que 2 ou 3 mm de petite base.
    L'assemblage à queues recouvertes est employé pour masquer les queues d'aronde sur la face d'un ouvrage par un recouvrement de 4 ou 5 mm. La répartition des queues recouvertes se fait comme les queues simples à partir de la ligne intérieure du recouvrement. La pente donnée aux queues d'aronde quelle que soit l'épaisseur des bois employés, correspond à un angle d'environ 78°, soit : la diagonale d'un rectangle de 50 X 10.
    Dans les devantures de tiroir la proportion à donner aux queues d'aronde doit se rapprocher le plus possible d'un trapèze dont la demi somme des bases est égale à la hauteur.
    Le derrière du tiroir plus étroit que la façade est assemblé à queues simples, le nombre des trapèzes est réduit d'une unité, ou égale celui de la devanture. Le chant inférieur du derrière se place immédiatement au-dessus de la rainure du fond, et sa partie supérieure arrondie est en retrait des côtés de 3 ou 5 mal.
    Les queues perdues ou recouvertes d'onglet comportant un recouvrement dans les deux pièces venant se raccorder dans l'angle par une coupe d'onglet permettent de masquer entièrement l'assemblage.
    L'assemblage à queues d'aronde peut remplacer les tenons à l'extrémité d'un montant, ou maintenir l'écartement entre des traverses.
  • Assemblage à tourillons
    Les tourillons sont des cylindres de bois utilisés pour renforcer un collage lorsque l'action de la colle est insuffisante pour réunir solidement deux pièces.
    Ils sont vendus dans le commerce par longueur d'un mètre, leur diamètre de 5 à 22 mm correspond aux dimensions des mèches. Afin de laisser sur chaque rive une joue minimum de 3 à 5 mm, les bois inférieurs à11 mm d'épaisseur ne sont pas assemblés à tourillons.
    On peut les disposer en quinconce sur des surfaces importantes. Cet assemblage facile à réaliser convient parfaitement pour réunir les pièces découpées. Les tourillons engagés et collés assez profondément ont l'avantage de consolider les bois « tranchés » affaiblis par le sectionnement oblique des fibres occasionné par le découpage.
    Si la section des pièces à réunir est très réduite et limite le nombre de tourillons en risquant de nuire à la solidité, on peut renforcer l'assemblage en employant des tourillons dont le taux d'humidité est nettement inférieur à celui des bois à assembler. La dilatation des tourillons sous l'action de l'humidité qui leur est transmise après le collage est de nature à renforcer la liaison des deux pièces qui doivent résister à un effort tendant à les séparer.
    Le tenon renforcé de tourillons est l'assemblage le plus rationnel ; lorsque le tenon est tracé on perce des trous d'un diamètre un peu inférieur à l'épaisseur du tenon et parallèles à sa direction, la profondeur minimum est égale à deux fois la longueur du tenon. C'est seulement quand les tourillons sont collés que les tenons sont exécutés.
    Les tourillons sont utilisés comme assemblages dans de nombreuses circonstances, parfois pour réduire les difficultés d'exécution, dans la mesure où leur emploi ne peut nuire à la qualité de la fabrication.
    S'ils sont utilisés couramment pour réunir les tablettes fixes avec les parois latérales du meuble, il est bon de signaler que les petits tenons à l'extrémité de ces mêmes tablettes constituent un assemblage de haute qualité.
  • Assemblage des dessus
    Les considérations économiques et le jeu de la concurrence ne doivent pas faire renoncer aux procédés utilisés dans certaines catégories de meubles pour réunir le dessus avec le corps.
    Les solutions employées dépendent en partie de l'aspect général du meuble et sont appliquées au gré du fabricant, soit pour soutenir une renommée, soit en fonction de l'orientation de sa production.
    Un dessus en ébénisterie, débordant sur le corps du meuble, est invariablement assemblé par tourillons. Cet assemblage très simple garantit la position du dessus au cours des opérations effectuées au moment du collage. Le nombre de tourillons à employer est déterminé par l'ouvrier, en rapport avec l'importance et la nature des plans de collage.
    Lorsque le dessus n'accuse ni retrait ni saillie, il se raccorde à 45° avec les parois latérales. Le joint coïncide avec l'arête extérieure au sommet de l'angle.
    Masqués par les collages qui forment les bâtis de façade, les tasseaux qui reçoivent les tourillons sont collés à plat-joint sur les côtés. Dans les angles d'un bâti de façade important, les coupes d'onglet sont renforcées par une clé.
    Très supérieur au précédent, l'assemblage à queues recouvertes d'onglet permet de raccorder sur l'arête, les parois de côté avec le dessus, pour donner aux fibres la sensation de continuité comme dans la figure 2. Son incidence sur les prix de revient ne permet pas de généraliser son emploi, mais il peut être réservé à des travaux spéciaux.
    Le dessus et les parois de côté sont assemblés à coupes d'onglet renforcées par une fausse-languette. Les coupes et les rainures qui recevront les fausses-languettes sont faites mécaniquement. Cette solution adoptée par un grand nombre d'entreprises se révèle sans aucun doute la plus économique, lorsque les fibres du dessus et des parois de côté sont ininterrompues.
  • Assemblage des fonds
    Les fonds sont constitués par des panneaux en bois massif ou par des panneaux contre-plaqués et plaqués. La destination du meuble, son architecture et l'aménagement intérieur déterminent dans chaque cas considéré l'épaisseur du fond et les dispositions nécessaires pour son assemblage.
    Lorsqu'il est masqué par les portes, le fond peut être constitué par un simple feuillet de 8 ou 12 mm d'épaisseur, posé sur les tasseaux intérieurs collés à plat-joint et sur la traverse de façade.
    Un fond embrevé s'impose dans les meubles qui comportent des tiroirs sur toute leur hauteur ou simplement dans la partie inférieure pour isoler leur contenu de la poussière. Les tasseaux collés à plat-joints sur les côtés sont utilisés pour coulisser le tiroir inférieur et embrever le panneau contre-plaqué des mm d'épaisseur.
    La présence des queues d'aronde recouvertes sur les parois latérales avec flottage d'onglet sur la face, est à conseiller lorsque le bâti de façade est supprimé; le fond et les côtés de même épaisseur constituent avec le dessus un caisson dont les parois intérieures peuvent être apparentes.
    Lorsqu'il est employé, cet assemblage rationnel confère aux meubles une valeur de fabrication qui mérite d'être soulignée. Il ne peut être utilisé dans les travaux où le prix de revient joue un rôle important et pour les quels les solutions de construction doivent être simplifiées.
    L'exemple est couramment employé pour assembler un fond constitué par un panneau contre-plaqué, dans les parois de côté de même nature. Le procédé d'assemblage à tourillons représenté est à peu prés identique. La traverse de façade relativement épaisse est embrevée à fleur d'un panneau contre-plaqué de12 ou 15 mm d'épaisseur. Afin d'obtenir aux extrémités une surface de chant suffisante pour recevoir des tourillons de 12 ou 14 mm de diamètre, on colle un répaississement au-dessous du panneau. Lorsqu'il s'agit deréunir par leur extrémité les parois latérales d'un meuble avec un fond débordant, il est d'usage d'utiliser des tourillons, en empruntant les dispositions relatives à l'assemblage des dessus.
  • Assiette
    Assiette préparation constituée d'un mélange de craie/ colle ou composition de bol d’Arménie mélangé Avec du blanc d'œuf étendu sur du bois ou du parchemin et destinée à recevoir l'or en feuille ou en poudre.
  • Astragale
    Astragale moulure composée d'un rond et d'un filet; sur la colonne, l'astragale sépare le fût du chapiteau, placé sur un meuble monumental en dessous du fronton ou de la corniche.
  • Atelier
    Atelier lieu de travail des artisans, des ouvriers qui travaillent en commun; section d'une usine où des ouvriers travaillent à un même ouvrage.
  • Aubier
    Aubier partie pâle du tronc d'un arbre située entre l'écorce et la partie centrale plus foncée appelée duramen.
  • Aulne commun
    Alnus glutinosa
    Bois indigène feuillu
    Autres noms : Aulne glutineux, aune glutineux, aulne rouge, verne, vergne, gwern, schwarze erle (All.), common alder (Ang.)
    Répartition géographique : Présent dans toute la France et l'Europe.
    Description : Bois parfait blanc à la coupe puis brun rougeâtre. Aubier non distinct. Cernes peu apparents.
    Masse volumique : 500 à 600 kg/m3
    Durabilité naturelle : Bois non durable à l'air.
    Autres caractéristiques : Bois facile à usiner. Bonnes propriétés thermiques.
    Emplois : Tournerie, saboterie, placage (loupe), caisserie (cageots), bois de feu.
    Observations : Immergé, l'aulne brunit pour devenir noirâtre tout en se durcissant. Il devient alors durable. L'aulne est aussi parfois utilisé comme essence de substitution du merisier.
  • AVISSE Jean
    AVISSE Jean (1723-1796). Menuisier en sièges, reçu maître en 1745. Exécuta de nombreuses pièces Louis XV et Louis XVI.
    Jean AVISSE représentant d'une importante famille de menuisiers en sièges, fut reçu maître menuisier en 1745 et s'établit rue de Cléry.
    Il travaillait avec des sculpteurs de renom, tels Pierre Rousseau, Claude Vinache et probablement Nicolas Heurtaut, ce qui expliquerait la toujours grande qualité de la sculpture de ses sièges.
    Ses sièges sont conservés dans la plupart des musées du monde.
  • Avivé
    Avivé planche sans écorce et à bords parallèles.
  • Avoyage
    Avoyage action de donner de la voie à une scie par torsion latérale, successive et opposée des dents.
  • Axe
    Axe ligne imaginaire qui sépare un corps en deux parties égales.