Louis XV
Principaux meubles : Armoire. Bergère, boudeuse (bras droits), convalescente (basse), obligeante (bras écartés), ponteuse (pour le jeu : casier à jetons dans la manchette du dossier), voyeuse (dossier surmonté d'un accoudoir), marquise, à gondole. Bibliothèque. Bureau à cylindre, à dessus brisé ou à dos d'âne (à double pente), dit " capucin " (de dame). Canapé ottomane (à 2 places), sofa (à oreilles), sultane turquoise (lit de repos à 3 dossiers), veilleuse, Matériaux : mêmes essences que sous la Régence : bois naturel, laque (de Chine, du Japon, de Coromandel), plaques de porcelaine, bronzes. Chaise à la reine à dossier plat (par opposition au cabriolet) violoné, puis ovale à partir de 1785 environ, longue dite " de duchesse " ou " duchesse ", à bateaux (plus de 1,60 m et 2 dossiers) ou brisée (en 2 ou 3 éléments). Chiffonnière. Commode sans traverse. En-cas. Encoignure. Fauteuil en cabriolet (vers 1750), de cabinet. Lit (à la française ; à la polonaise, à 3 dossiers à partir du XVIIe s. ; à l'anglaise ; à la turque ; d'ange, en dôme, à l'impériale, à la duchesse, hérités du XVIIe s. ; à la romaine, à baldaquin). Marquise (milieu XVIIIe s.). Méridienne. Meuble d'entre-deux. Meuble à hauteur d'appui. Meuble à transformations dit "à la Bourgogne " : commandées par des mécanismes ; en 1760. Œben avait construit pour le duc de Bourgogne (petit-fils de Louis XV), paralysé, un fauteuil à manivelle. Paravent. Régulateur. Secrétaire (apparaît vers 1745). Secrétaire à doucine. Table de salon, d'accouchée, de chevet, coiffeuse, de toilette, poudreuse, travailleuse.
Premières : sous Louis XV. La corporation des menuisiers-ébénistes de Paris les rendit obligatoires en 1743, le Parlement de Paris en 1751. Elles devaient s'accompagner d'un poinçon de contrôle (les 3 lettres J.M.E., 7 mm de hauteur, 10 de largeur) de la Jurande des menuisiers-ébénistes parisiens, appliqué lors de la visite bisannuelle de jurés dans les ateliers. Pour ne pas régler de droits ou par négligence, quelques maîtres s'abstinrent. Certains, fournissant le roi, étaient exonérés.
Estampilles :
" C " couronné : poinçon (4 mm de hauteur, pour petits objets 1,5 mm) des bronzes d'ornement apposé en 1745-49 (règlement d'une taxe) ; permet datation précise. Peut aussi correspondre à la réparation d'une pièce plus ancienne.
Mentions figurant dans les catalogues de vente : sauf réserve expresse ; signature de X, " de " X, " par " X, X : commode... garantissent l'authenticité. Porte estampille de X constate la signature, pas son authenticité.


