Louis XVI
Lignes droites, angles en pan coupé, simplicité ; marqueterie (décor géométrique), baguettes de bronze ; ronce d'acajou, bois clairs (citronnier, amarante) et placage d'acajou. Une galerie en bronze ajouré surmonte parfois les meubles. Le genre étrusque apparaît en 1786-87 (ornements inspirés des Antiquités égyptiennes) ; le style Louis XVI sera repris sous la Restauration.
Principaux meubles :
Bibliothèque à porte pleine ou grillagée (vers 1775). Bonheur-du-jour (vers 1754). Buffet servante. Bureau à cylindre. Cabinet acajou et ébène, décoré de panneaux de cire fixés sous verre. Chiffonnier (vers 1750 ; à 7 tiroirs : semainier). Commode. Console. Régulateurs et horloges. Secrétaires à abattant. Serre bijoux. Servante. Serviteur muet. Sièges (mêmes types que sous Louis XV). Table à la Tronchin (à plateau se soulevant par crémaillères cachées dans les pieds), bouillotte (table et lampe : table à jeux apparue vers 1760, au centre trou évidé où se place un bouchon de bois sur lequel s'adapte la " lampe bouillotte "), de brelan (même type mais orifice central garni d'un " cassetin " ou " cordillon ", en 8 cases pour recevoir les cartes), à" en-cas " (ou de nuit), de salle à manger, de salon (apparaît vers 1780) ; trictrac.
Principaux artistes :
Menuisiers : J.-Baptiste Boulard (1725-89). Canabas (Joseph Gegenbach dit, 1715-97). Georges Jacob (1739-1814). Lelarge (J.-Baptiste Ier début XVIIIe s., II 1711-71, III 1743-1802). Séné Claude Ier (1724-92) et J.-Baptiste Claude (dit Séné l'Aîné, 1748-1803).
Ébénistes : Étienne Avril (1748-91). Guillaume Benneman (maître en 1785). Martin Carlin (1730-85). Pierre Denizot (1715-82). J. -François Leleu (1729-1807). Louis Moreau, François-Ignace Papst (maître 1785). J. -Henri Riesener (1734-1806). David Roentgen (1743-1807). François Rübestück (vers 1722-85). Topino (1725-vers 1798). Adam Weisweiler (1744-1820, maître en 1778). Ciseleurs : Feuchère(frères). Pierre-Joseph-Désiré Gouthière (1732-1813). Levasseur (1721-98). Osmond. Pithoin. Pierre-Philippe Thomire (1751-1843).
Cours (en milliers de F) : Appliques paire 35 à 210 (isolée : à peine le quart, 4 semblables valent plus que 2 paires si très belle qualité). 3 branches min. 100 paire 1 010 par Hauré (sculpteur). Forestier (fondeur), Thomire (ciseleur) (1997). Armoire chêne 24 à 42 ; petite en placage 35 à 510 (1989). Athéniennes 1 580 (1990). Bergères basse (paire de Jacob) 560 (1999). Bibliothèque 20 à 100 ; Boulle de Levasseur 10 000 (1993, vente Givenchy) ; basse de Leleu 1 560 (1997). Bonheur-du-jour 42 à 1 400, de Weisweiler (copie XIXe s. 20 à 35). Bougeoir. Buffet rustique 2 corps 50 à 190 (1992). Bureau à cylindre (lamelles) de Papst 2 700 (1992) ; de Leleu 5 655 (1995) ; placage 40 ; à gradin 120 à 960 (de Weisweiler, 1997) ; de pente à vitrine, acajou 70 ; placage 50 ; laque verte 126 ; de dame placage acajou 70 ; plat 50, Benneman 1 600 (1996) ; à mécanisme 4 000 (Riesener et Cosson, 1992), 7 187 (Cuvilier, 1983) ; avec cartonnier ébène 5 550 (Baumhauer, 1981), 3 500 (Montigny, 1992) ; de voyage, acajou 60,9. Copies XIXe s. : célèbres 25 à 110.
Cabinet de Benneman 15 000 (pour Louis XVI, 1984) ; cabinet-secrétaire de Weisweiler 10 000 (1983), de Carlin 4 000 (1994). Candélabres 10 à 670 (1994). Cheminée marbre, bronze, acier, ayant appartenu à Mme du Barry 5 253 (1989). Chenets 15 à 360. Chiffonnier 42 à 70, de Leleu 380 (1997). Clavecin de Roentgen 38. Coffret à bijoux pour mariage de Marie-Antoinette 23 000 (de Carlin, record, oct. 1991) revendu 14 400 (1996). Coiffeuse 14 à70 ; d'homme 17 à 60. Commode acajou 35 à 210 except. Benneman 3 500 (1988) ; placage 42 à 175 ; laquée except. de Macret 4 500 (1985) de Levasseur 3 400 (1996) ; marquetée 16 à 210, de Riesener 3 200 (1990) de Benneman 9 500 (1993) ; à ressaut 41 à 140, de Riesener 4 184 (1987) ; à vantaux de M. Carlin 210 à 1 500, de Weisweiler 6 097 (1997) copies XIXe s. de Beurdeley, Dasson, Durand, Linke, Sormani. Console de Riesener pour Marie-Antoinette (1781) 16 500 (1988), de Saunier 2 592 (1995), attribué à Prieur 2 550 (1998) ; acajou 35 à 60 ; à ressaut (paire) 35 à 175 ; à demi-lune 7 à 371 (copies XXe s. : jusqu'à 110). Desserte 17 à 280, paire 287 à 1 600 (1983). Écran de cheminée bois doré de Séné 340 (1993). Encoignure 21 à 388 (de Macret, 1984),paire 21 à 126. Glace cadre sculpté et doré 28 à 105. Guéridon 35 à 2 900 (de Carlin avec porte-lumières, 1994) ; 220 (de Kemp). Liseuse 21 à 56. Lit (mouluré) 7 à 200 d'Henri Jacob, bois doré (1993). Lustre bronze doré de Rémond 2 400 (1993). Meuble d'appui jusqu'à 1 700 (de Levasseur). Meuble d'entre-deux 21 à 1 100 (1983). Objets montés 14 à 210 et + ; torchères (paire) de Foucou 1 054 (1988). Pendule de Thomire 940 (1990). Pupitre à musique double 200 (1989). Rafraîchissoirs acajou, attribués à Canabas (paire) 210,7 (1984) ; bonheur-du-jour plaques de Sèvres de Corbin 15 000 (1988).
Secrétaire acajou 42 à 126 ; marqueterie (Hache, Riesener, Schlichtig) except 910 ; placage 52 à 420 ; avec bronzes dorés 70 à 6 400 (de M. Carlin, 1983) ; de dame 35 à 210 ; à guillotine 50 à 100 ; à hauteur d'appui 35 à 231 ; laque de Weisweiler 11 900 (1983) ; d'enfant 35 ; pans coupés de Roussel 760 (1994) ; de J.H. Riesener 1 700 (1998). (Copies XXe s. : 20 à 35.) Semainier placage 42 à 70. Sièges banquette 7 à 21 ; bergère 14 à 260 (de J.-B. Séné) ; canapé 7 à 65 ; chaise (pièce) 8 à 21, suite de 6 avec 2 fauteuils 1 100 (1989), 4 à la reine dessus de médaillons 350 (de Jacob, 1997). A qualité égale, l'acajou vaut plus que le bois peint. Les sièges cannés, moins confortables, se vendent moins bien. Les grandes signatures (J.-B. I et II Tilliard, Foliot, Heurtaut, Delanois, Jacob, Séné, Boulard) donnent une plus-value d'environ 30 % et plus. Pour les dossiers ajourés, modèles à montgolfière, "à la houlette " de Jacob, et motifs " anglo-chinois ", gerbes 10,5 à 18, lyres 10 à 21, colonnettes (paire) 10 à 14. Les plus chers sont à ceinture détachée du dossier. Chaise voyeuse (ou ponteuse) paire : 35 à 585 (1992) ; chauffeuse 21 à 42 ; fauteuil dossier plat et carré 10 à 1 758 (de Dupain, 1990), paire 3 000 (de Jacob, 1988), rectangulaire (suite de 4) 2 300 (de Séné, 1983) ; cintré (cabriolet) 14 à 28, paire : 35 à 56 ; médaillon 1,5 à 15, paire : 8 à 250 (de Séné) ; de bureau 12 à 352 (de Canabas, 1999). Avec une tapisserie en bon état (exemples : fables de La Fontaine ou fleurs tissées à Aubusson) ou une " bonne estampille " et de nombreuses décorations 200 à 500 ; marquise dossier plat (paire) de Jacob 35 à 322, de Versailles (paire) 700 (1997), légèrement cintré (paire) 28 à 70 ; salon simple 4 à 7, de G. Jacob 2 000 (1989) ; tabouret 12 à 35, paire pliant en X (except.) 3 364 (1989), 6 fauteuils, 2 bergères, 2 canapés 2 places de G. Jacob 1 220 (1997).
Table acajou (ou placage) rectangulaire 14 à 154 ; de bibliothèque 1 749 (1989) ; bouillotte 18 à 56 ; chiffonnière 40 à 150 ; console de Weisweiler 1 900 (1993), demi-lune 20 à 50 ; à écrire 28 à 420 ; en-cas 35 à 140, except. 710 (1994) ; à jeux 42 à 56 ; de milieu 77 à 1 100 (de G. Jacob) ; de peintre (de David, par Mauter) 300 (1991) ; de salle à manger 50 à 230 (1993) ; de salon 35 à 1 000 (de Saunier, 1986) ; tricoteuse 35 à 262 (de Carlin, 1992) ; trictrac 25 à 350 (de Carlin) ; à la Tronchin 42 à 126 (copies XIXe s. : except. 125 ; XXe s. : table en-cas 6,3, en placage d'acajou 28) de Marie-Antoinette 4 014 (de Riesener ?) 1997 ; à plaques de porcelaine 10 620 (de Martin Carlin, 1998). Vases marbre et bronze (paire) 900 (1993). Vitrine simple 21 à 50 (copies XXe s. : 5 à 14) ; placage 28 à 140.
Mobilier étranger : bureau-bibliothèque (américain, XVIIIe s.) 72 000 (1989).


