Renaissance
Deux procédés (connus déjà au XIIe s.) permettent de cacher davantage les assemblages : assemblage d'onglet qui perfectionne l'assemblage à tenon et mortaise : les extrémités des pièces de bois ne sont plus coupées à angle droit, mais en diagonale : assemblage à queues d'aronde : les tenons sont masqués par une épaisseur de bois réservée en creusant les mortaises (assemblage dit à queues recouvertes ou queues perdues).
Sous Louis XII : des meubles empruntent des motifs, comme les rinceaux,à la Renaissance italienne et d'autres, comme les pinacles,à l'époque gothique. Sous François Ier : la décoration est toute italienne : bustes en saillie, pilastres décorés d'arabesques ou de feuillages et de grotesques. Sous Henri II : on utilise de grands panneaux parfois uniques, faits de plusieurs planches assemblées. La composition est de caractère architectural : pilastres cannelés ou colonnes unies ou cannelées. Le chêne fait le plus souvent place au noyer, avec parfois des plaques de marbre (Fontainebleau). En Bourgogne : ils sont surtout sculptés en haut relief : Hugues Sambin, maître en 1549. En Ile-de-France : dominent arcade et colonnettes style de Du Cerceau (1512-84) ; médaillon ovale et bombé : " le miroir ". Parfois incrustés de marbre blanc et noir et souvent sculptés en bas relief.
Cours (en milliers de F). Armoire en 2 parties, en général la plus haute en retrait 32 à 50. Bahut noyer 104. Buffet à 2 corps 48, chêne attribué à Sambin (vers 1575) 32 à 1 000 (1992). Cabinet 24 à 720. Cabret. Cathèdre chêne sculpté 32 à 64 et plus ; noyer 24. Chaire à bras appelée fauteuil dès le XVIIe s. ; recouverte de cuir, puis de tapisserie, vers la fin du XVIe s. Chaire de salle réservée au chef de famille. Chayère (siège formant coffre) 44 à 130. Crédence sculptée 45 à 80 et plus. Dressoir jusqu'à 403,9 (1990). Lit à baldaquin à colonnes 30 (1993), dans lequel aurait dormi Henri IV 230 (1991). Siège à bras " en façon de tallemouze " (siège de femme) appelé caquetoire. Table jusqu'à 88 cm de haut ; sous Henri II, toupies pendantes sous chaque angle de la ceinture, piètement en croix de Lorraine ; fin XVIe, tables à 6, 8, 9 pieds, 1 à 50 ; noyer, rallonges à l'italienne (vers 1550) 150 à 400.


